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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 08:47

 


Très exceptionnellement, six-cordes fait une tendinite à la règle et vous présente un groupe de musique électro : 9th Wonders. Un parcours de musiciens acharnés, qui, après de nombreuses années de persévérance, viennent de sortir leur premier album intitulé "Nine". Le premier single est accompagné d'un clip chic qui pourra en choquer quelques-uns. Entretien avec la chanteuse de 9th Wonders.

 

 

Alex: le clip de votre nouveau titre, "Freak", est assez étrange. Y-a-t-il un sens derrière tout ça ?

9th Wonders : freak signifie erreur de la nature, mais aussi taré au sens strict du terme (rires) ce titre représente un hommage à notre côté obscure qu'on s'obstine à vouloir dissimuler. C'est une façon de dire stop aux préjugés, on est tous pareils face à toutes nos imperfections, petites ou grandes. Il se veut le titre emblématique de toutes celles et ceux qui veulent échapper aux étiquettes même à celle du "freak"!!! Il brouille les pistes redistribue les rôles, remet les choses à leur place et invite à la libération, à la reconnaissance et même à la revendication de tous les "travers" dont tout un chacun est gracieusement gratifié à sa naissance ou par son parcours...

Alex : à ce propos, quelques mots sur votre parcours.
 
9th Wonders: notre parcours waouh euh on a droit à combien de lignes (rires) ! non sérieusement , on s'est rencontré il y a quelques années dans un studio d'enregistrement où un ami m'avait traînée pour enregistrer une chanson qui aurait surement fait un carton en Malaisie (rires) God bless u brother ! dans ce studio j'ai rencontré des zikos du jazz on a créé un groupe et on y répétait souvent, Jérémy et Olivier (mes deux acolytes) faisaient de l'électro à l'étage, on a commencé à travailler ensemble peu de temps après. La suite est dans notre album (rires) boulot boulot boulot !! Ca il en a fallu et il en faut encore puisqu'on a décidé, face à la conjoncture , de s'auto-produire, pas une mince affaire mais ça oblige à se remettre en question, à créer un réseau béton, à bosser avec les outils d'aujourd'hui, avoir une bonne "d'ose" de courage , d'énergie, de foi même si ça parait difficile et dense. Au départ il faut prendre les choses étape après étape et ne rien négliger (ni personne d'ailleurs)
Voilà pour les p'tits conseils qui me semblent faire partie du parcours .
 
Alex : une anecdote ?
 
9Th Wonders : une ???? plein tu veux dire !!! On a failli s'appeler Madame claude (rires) rapport à ma tendance à présenter des filles à mes potes ultra timides pour qui c'était un enfer de draguer ! c'est d'ailleurs pour eux que j'ai écrit "Venus" le titre qui sortira à la rentrée.

 

Retrouvez 9th Wonders en ligne :


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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 10:40


Vous cherchiez un peu d'inspiration dans votre quête de la maîtrise de la guitare ? Nous avons peut-être trouvé qui peut vous en donner.

Découvert sur le forum de six.cordes, edj38 est un guitariste exceptionnel (les vidéos ci-dessous en témoignent) Son jeu, son sens du rythme, mais aussi son humilité et sa gentillesse nous ont tous frappés. Si vous ne le connaissez pas, il est temps de le découvrir, alors, mettez votre meilleur casque, cliquez sur ses vidéos, et découvrez dans cet interview ce guitariste qui donne envie de jouer.





La guitare, comment c’est venu ?


A 16 ans, j’écoutais encore simple Minds, Madness et Sade. Mon frangin attaquait la basse et ça m’a donné l’envie de gratter sur la sèche de mon père. Et donc, Je décortiquais tranquillement les plans de The Cure et des Smith (sur deux cordes)... Jusqu’au jour où j’entends Satriani. Le choc. Tout d’un coup, le métal n’était plus la musique criarde et agressive que je me représentais. On entendait de la force, de l’émotion et des envolées qui collaient bien à l’univers des comics dans lequel je baignais.

Comme mon frangin prenait des cours de basse, j’ai pris un cours de gratte avec son prof. A la fin du cours, je lui ai fait écouter le morceau que je voulais travailler : Brother John. Logiquement, il m’a répondu que c’était beaucoup trop tôt. Suivant ma logique, j’ai arrêté les cours et avec l’argent, j’ai acheté les tablatures de Satch. Et c’était parti ! Pendant un an, mon frère a subi mes tentatives pour jouer Midnight… Pardon, le frangin !


Tes premières influences ?

Après Satriani j’ai écouté Steve Vai, Patrick Rondat, Greg Howe, Vinnie Moore, Jason Becker et toute la clique des shredders. Ca a duré quelques années pendant lesquelles je me brisais les doigts sur toutes ces techniques dont le nom finit par « ing » : fastpicking, tapping, sweeping … Puis j’ai commencé à apprécier Uzeb, Sixun, Frank Gambale, John Mc Laughlin, Alan Horlswoth… J’étais fasciné par leur façon de sortir de la mélodie pour y rentrer avec encore plus de force. Quelques temps plus tard j’ai entendu parler de Stevie Ray Vauchan , c’était juste avant d’apprendre son décès, à mon grand regret. Je désespérais de pouvoir jouer scuttlin’ buttlin’, comme tout le monde !


Les grands tournants dans ton jeu ?
 
Hou là ! J’ai voulu commencer à comprendre et j’ai passé du temps à bosser les gammes, modes et arpèges, je me suis orienté vers Joe Pass, Wes Montgomery et George Benson. Pendant quelques années, je me suis contenté d’aller et venir entre toutes ces influences et de travailler la main gauche et ma compréhension de l’harmonie.

Ca faisait une quinzaine d’années que je grattais et je commençais à tourner en rond, à avoir du mal à me renouveler. Par bonheur, j’ai découvert le flamenco de Paco De Lucia, Vicente Amigo, Tomatito et Moraïto… Une révélation ! Et accessoirement, une baffe monumentale. Pendant plusieurs mois, je n’ai pas osé ouvrir les méthodes que j’avais achetées, tellement ce genre de musique m’effrayait. Puis, je me suis lancé et je n’ai joué que ça pendant 3 ans. J’ai commencé à prendre soin de ma main droite. Peu à peu, je me suis aussi entraîné au Jazz Manouche pour ne pas perdre tout le travail au médiator. On peut rêver.

C’est en 2007 que j’ai découvert Andy McKee, Antoine Dufour et Don Ross. J’en suis resté stupéfait ! Il y avait là une synthèse de tout ce que j’aimais : Un picking efficace, des percussions puissantes, du tapping -mais sans le côté gratuit et cyclique qui avait fini par me lasser- et des harmoniques en veux-tu-en -voilà. En plus, les différents accordages me faisaient littéralement redécouvrir l’instrument et je me retrouvais dans la peau du jeune guitariste pour qui le manche est un univers mystérieux d’où sortent des notes surprenantes.


Une anecdote ?
 
Quand j’ai voulu apprendre le flamenco, je me suis rendu compte que j’avais négligé le rythme toutes ces années. Après 15 ans passés à jouer « à peu près dedans » (et un peu autour), je me suis forcé à compter les temps et leurs divisions. Je me suis acheté un métronome sans savoir comment on s’en sert. Je me souviens qu’un prof me disais que ça pouvait devenir un vrai compagnon de jeu, qu’on pouvait le « faire jouer » avec soi.

Au début, je me contentais de jouer un accord par temps, puis deux… Par la suite, je bossais mes vieilles gammes au métronome. Mais le plus inavouable, c’est que sans cet objet, je n’aurais jamais compris les compàs du flamenco. C’est une hérésie de le dire, mais c’est lui qui m’a appris à ressentir la pulsation. Je sais que j’irais brûler en enfer pour ça.


Quel conseil donnes-tu face à une difficulté technique ?
 
En général, une difficulté technique est un problème dans l’exécution d’un passage. Ce problème se compose de petites unités qu’on maîtrise plus ou moins bien. Si on prend le temps d’isoler ces petites sections, du moins celles qui font souci, on se retrouve face au noyau du problème. On peut alors les travailler séparément. La solution la plus efficace que je connaisse, c’est de développer de petits exercices au cours desquels on affronte ces difficultés une par une, lentement et avec calme. En répétant cycliquement un exercice donné, on devient capable de le combiner avec l’exercice suivant. A force de combiner, on en arrive à jouer la fameuse section qui nous donnait du fil à retordre, avec méthode.

Cette approche par décomposition n’a pas vraiment de limite, à condition d’être honnête et de savoir ralentir tant qu’on ne maîtrise le tempo auquel on essaie de jouer. Un des avantages, c’est qu’une difficulté surmontée ne posera plus vraiment de problème par la suite. Et le bonus intéressant, c’est qu’à force d’inventer ses propres exercices, on développe des plans personnels et on étend son vocabulaire. Le pied !


Ton plus grand regret à la guitare ?
 
Facile. Aimer le blues, le rock, le métal, le flamenco, la bossa, à peu près tous les jazz et de ne pas pouvoir les jouer tous à un niveau équivalent. Bouh hou !


Faisons découvrir le talent de véritables musiciens inconnus. Soutenez edj et abonnez-vous à sa chaîne, notez ses vidéos, faites le découvrir à vos amis... http://www.youtube.com/user/edj38


 

 


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